Prospections magnétiques et électriques à la commanderie de Coudrie par Guillaume Bruniaux (docteur en géophysique), assisté du GVSPA ; projet financé par la SHENOV. 1 et 2 juin 2026

Pour faire avancer la recherche sur l’histoire de la commanderie de Coudrie, site Templier et Hospitalier, à Challans (Vendée, 85), la SHENOV (Société d’Histoire et d’Etude du Nord-Ouest Vendée) a pris la décision de financer des prospections magnétiques et électriques en faisant appel à Guillaume Bruniaux, docteur en géophysique (avec l’autorisation de la DRAC-SRA). Guillaume Bruniaux à sa propre micro-entreprise, nommée « ArchéoSolution » et consacre ses prestations de prospections géophysique aux recherches archéologiques. Pour Coudrie, l’objectif est de détecter d’autres structures enfouient dans le sol dans l’espace de la commanderie en utilisant 2 méthodes différentes de prospections du sol : la prospection magnétique (avec un magnéto-gradiomètre) et la prospection électrique (avec un électromètre). Ces prospections se sont déroulées sur deux journées, le 1er et 2 juin 2026.

Les démarches nécessaires pour la réalisation de ces prospections auprès de la DRAC et pour la venue de Guillaume Bruniaux, ont été faites principalement par Jean-Claude Druard, membre très actif de la SHENOV. Nous devons grandement le remercier pour sa forte implication dans ce projet de recherche archéologique. Jean-Claude est aussi membre du GVSPA et a alors sollicité l’équipe pour qu’un des membres puisse se rendre disponible avec lui afin d’assister Guillaume durant les prospections pour l’installation et le déplacement du matériel sur le terrain. L’assistance de Guillaume a alors été tenue par Tom Brachet et Jean-Claude Druard.

Selon le cadastre napoléonien et les sources archivistiques de Coudrie, la commanderie comportait le logis du commandeur accolée à la chapelle, puis la grange dîmière. Ces prospections vont permettre de retrouver les délimitations et l’emplacement de ces bâtiments dans l’enceinte de la Commanderie. Elles vont s’étendre sur presque tout l’espace de la commanderie et vont par conséquent pouvoir détecter d’éventuels autres vestiges de bâtiment enfouis dans le sol.

Le 1er juin 2026, la méthode de prospection magnétique est premièrement utilisée. Plusieurs zones à prospecter sont prévues puis un carroyage est installé avec des piquets de couleurs et des décamètres sur une zone à prospecter avec d’utiliser le magnétomètre. Cet appareil est monté sur roue pour être poussé manuellement et ne comporte pas de métal car le métal perturbe les résultats magnétiques. L’appareil couvre une largeur de deux mètres. Ensuite, il est poussé sur toute la surface de la zone en faisant des aller-retour tous les deux mètres en suivant des ficelles tendues au fur et à mesure et placées aussi tous les deux mètres.

Le 2 juin 2026, la prospection magnétiques est utilisée sur les zones qui n’avait pas encore été prospectées la veille, puis la méthode de prospection électrique est deuxièmement utilisée sur certaines zones plus restreintes mais potentiellement plus révélatrice de structure (en fonction des premières données récoltés par la première méthode) dans l’enceinte de la commanderie. Il s’agit du même principe de déplacement en aller-retour sauf que cet appareil n’a pas de roue, il doit être planté manuellement tous les mètres pour détecter dans le sol.

Les deux méthodes sont complémentaires et le croisement de leur données va permettre de faire un diagnostic global des structures qui ont pu être détectées dans le sol. Une brève consultation des données brutes récoltés sur ordinateur permet d’avoir quelques indices de structure mais de véritables résultats ne peuvent être obtenus qu’après un travail d’analyse et de comparaisons des données des deux méthodes de prospections par Guillaume Bruniaux. Nous le remercions grandement pour ses services et compétences en la matière afin de faire avancer la recherche.

Affaire à suivre.