Journées européennes de l’archéologie, 13, 14 juin 2026. Connaissances archéologiques et architecturale de la Commanderie de Coudrie, Challans (85)

Lors des Journées européennes de l’archéologie, le GVSPA s’est tenu présent sur le site de la Commanderie de Coudrie à Challans (Vendée, 85), les 13 et 14 juin 2026, afin de présenter au public les connaissances archéologiques de la Commanderie de Coudrie.

Les visiteurs ont pu admirer la commanderie en échangeant avec plusieurs membres de l’association, notamment au travers d’atelier de présentation architecturale et artistique de la Chapelle.

En face de l’entrée de la chapelle, fut installé un atelier, animé par Tom Brachet, présentant la charpente et la menuiserie médiévale. Cet atelier proposait une reconstitution du toit de la chapelle tel qu’il aurait pu être entre le XIIème et le XIVème siècle, grâce à la présentation d’une maquette de la charpente puis de dessins de reconstitution. Aussi, plusieurs outils et techniques de charpentiers / menuisiers ont été présentés aux visiteurs.

Puis en entrant dans la chapelle, les visiteurs ont pu être conduit vers un autre atelier, animé par Alexina Chevolleau, présentant les fresques romanes du XIIème siècle sur les murs de la chapelle et les différents pigments qui ont pu être utilisés. Ces fresques ayant été très endommagée par les aléas du temps, Alexina a proposé une reconstitution en image de celles-ci au XIIème siècle.

D’autres éléments architecturaux ont également été présentés au public durant les visites : clés de voûte, dalle de tombe, enfeu, pierres de réemplois témoignant d’une occupation du site et des alentours antérieures au XIIème siècle.

L’un des petits bâtiments restauré quelques années plus tôt par le GVSPA et la SHENOV (Société d’Histoire et d’Etude du Nord-Ouest Vendée) avec l’approbation de la mairie (propriétaire du site), porte alors encore des restes de crépis vétuste du XXème siècles. Afin de revaloriser davantage ce bâtiments, l’équipe s’est attelée à retirer de ce crépis sur la majeure partie du mur de la face la plus visible du bâtiment.

Le 14 juin, lors de cette action de revalorisation, une jeune femme de l’équipe, Sarah Padiou, a trouvé dans le mur, un morceau d’ardoise particulier utilisé dans la construction du mur mais qui s’était alors descellé. Ce morceau comporte un petit trou témoignant qu’il s’agit d’une ardoise de couverture et très probablement de la Chapelle ; le petit trou servait à faire passer une pointe pour fixer l’ardoise sur la charpente. Ce modeste vestige s’avère être une découverte très intéressante car il vient étayer notre forte présomption que le toit de la chapelle fut en ardoise au XIVème siècle sous les Hospitaliers. Ce débris d’ardoise avait donc été réemployé dans le mur de ce petit bâtiment. Pour conserver ce nouvel indice, celui-ci ne fut donc pas rescellé dans le mur mais fut exposé dans une vitrine, située dans la chapelle, aux côtés d’autres morceaux d’ardoise retrouvés bien auparavant au sol autour de la chapelle. A ce jour, seul ce morceau d’ardoise, nouvellement découvert, comporte un trou de fixation.